L’atelier d’Écriture

Séance du 3 décembre 2025

Lecture des textes faits à la maison

1) Consignes:
Dans la forêt, un arbre pense.
Moi je crois au dieu du carnage.

2) Inventaire :
3 choses qui m’énervent ou me mettent en colère
3 choses qui m’amusent ou me font rire
3 choses qui me donnent envie de pleurer

3 choses qui m’énervent ou me mettent en colère
Renverser un verre à table parce qu’il faut éponger et nettoyer et c’est vraiment pénible.
Faire la queue au péage de l’autoroute parce que c’est la chose la plus absurde qui soit au monde.
Les lois idiotes mais je ne vais pas donner d’exemples il y en a trop.
Les gens qui disent « un » espèce au lieu de « une » espèce.
La dame ou le monsieur de la météo qui dit« en-dessous (ou au-dessus) des normales de saison » au lieu de dire « les moyennes de saison ».

3 choses qui m’amusent ou me font rire
Raymond Devos qui faisait des jeux de mots que j’aurais bien aimé faire, moi.
Les définitions drôles de mots croisés, quand je les trouve.
Les blagues à calembours.

3 choses qui me donnent envie de pleurer
Un enfant qui commence à marcher
Un enfant qui apprend à faire du vélo
Un enfant malade

3) Texte fendu : Sans rien modifier au texte ci-dessous, compléter en imaginant les parties manquantes.

Raymond m’a téléphoné au
m’invitait à passer la journée
d’Alger. J’ai répondu que je
journée à une amie. Raymond
aussi. La femme de son ami
au milieu d’un groupe d’hommes
J’ai voulu raccrocher tout de
n’aime pas qu’on nous téléphone
demandé d’attendre et il
invitation le soir, mais qu’il
suivi toute la journée par un
trouvait le frère de son
maison ce soir en rentrant,

4) C’est normal, tu es jeune encore

Pour la prochaine fois (17 décembre), au choix :

Si haut qu’une chose soit lancée, c’est à terre qu’elle revient…
Je porte un masque et je pleure

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Séance du 19 novembre 2025

1) Lecture des textes faits à la maison

Ce cadenas, sur la grille, il est encore là.

Écrire à partir d’une photo

Pendant la séance

  1. Acrostiches
    • À partir des noms suivants:
      • TOURS
        • TU tournes ton regard
          Où tu peux, où tu veux
          Une fois que tu as vu tu
          Repars dans l’autres
          Sens
        • FEBVOTTE
          • Fier comme Artaban
            Et encore ça c’est rien
            Bravo,à toi mon vieux tu
            Vois bien que tu peux
            Oublier où tu es
            T’amuser comme un fou
            Tout cela est marrant
            Encore faut-il oser
  2. Tautogramme: à partir de la première lettre de son prénom
    • Lulu livre la lettre
      Lole l’ouvre lentement
      Lucas la lit
      Lambert la lance
      Lucette l’avale, la lettre
      Laisse-la l’avaler
      La littérature l’élèvera

Pour le 3 décembre:

À faire à la maison (au choix)

Dans la forêt, un arbre pense.
Moi je crois au dieu du carnage.

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Séance du 5 novembre 2025

Lecture des textes faits à la maison

Consignes: écrire une histoire qui se conclut par une morale, au choix
=> Charbonnier est maître chez lui
ou
=> Ça n’arrive qu’aux vivants

Ça n’arrive qu’aux vivants

Le sacerdoce des sacs d’os

Pour nous jamais plus d’ballonn’ments
Tout juste du vent dans les oss’ments
Plus d’aigreurs, jamais de reflux
Nos estomacs ont disparu
Plus de gaz qui dilatent le bide
Finie l’obésité morbide
Jamais de pivert sur la tempe
Adieu la vieille migraine qui rampe
Plutôt un fameux courant d’air
Dans nos crânes exempts de poussière
Pour ce qui est des lumbagos
Tout ce qui reste de notre dos
Notre colonne dite vertébrale
Depuis l’heure qui nous fut fatale
Bondit partout comme une chevrette 
Avec un bruit de castagnettes
Les ampoules n’éclairent plus nos pieds
Tell’ment nos tarses sont bien léchés
Sans fin la gigue ou la polka
Nous désengourdit les tibias
Pas de danger qu’on choppe la gale
Rien qui nous démange l’astragale
Plus d’eczéma, pas même d’acné
Sur le sternum, ni l’péroné
Bien fini l’affreux psoriasis
Nous maint’nant on s’en bat l’coccyx
Les aphtes, les caries, les nodules
Ne nichent plus dans nos mandibules
Les orgelets on s’en bat l’œil
Nos orbites bâillent comme des cercueils
On n’a même plus peur du scorbut
Depuis qu’les mi, les fa, les ut
Ont déserté le vieux clavier
De nos ratiches éparpillées
Et même cet affreux tétanos
Nous, on s’en tamponne jusqu’à l’os
On n’est pas près d’être pris d’coliques
Quand on n’est qu’un sac d’os étique
Pis c’est pas leurs nouveaux virus
Qui vont nous ronger l’humérus
La grippe espagnole ou même russe
N’a pas prise sur nos cubitus
Faut pas s’attendre même à un rhume
Plus besoin d’édredons en plume
Quand la peau n’est plus sur les os
N’importe où on peut faire dodo
Plus question non plus d’écorchure
Nos bons vieux os ont la peau dure

Bref, tous ces p’tits emmerdements
C’est sûr, ça n’arrive qu’aux vivants
                                                                                   M.L. 30 octobre 202

Les aventuriers

Aujourd’hui, je voulais écrire un petit texte dédié à tous les aventuriers de cette époque qu’on appelle moderne.

Ils se nomment Ibrahim, Moussa, Aboubacar, Alassane, Issa…

Pour moi, Issa a un visage, une voix, c’est un frère en humanité.

Issa n’a pas fermé l’œil de la nuit. Il est 4 heures. Il entend sa mère qui s’active dans la case qu’ils partagent, dans le village de Kayes.

Elle non plus n’a pu dormir. Aujourd’hui, son fils unique va la quitter pour une destination lointaine, la France.

Tous les deux subsistent en vendant du charbon de bois qu’il faut transporter à la ville. Elle n’en peut plus de cette misère, de ce dénuement. Issa coud les sacs qui vont servir au transport de la marchandise. Quel avenir pour lui ? La forêt s’épuise mais que faire d’autre ? Il y a des jours où l’eau manque, même pour assouvir sa soif. L’eau mauvaise qui charrie la bilharziose et avec elle la mort parfois.

Alors, il y a quelques semaines, elle a rassemblé quelques bijoux qu’elle a confié à son frère pour payer le passeur. Lui aussi va prendre la route de l’exil, il pourra veiller sur son neveu qui n’a que 15 ans.

Soudain, un bruit perce la nuit, le camion est là, il faut y aller. Les adieux sont brefs.

La France, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire pour Issa lui qui n’est jamais allé à l’école ? Même la télévision lui est inconnue ! Il fallait payer pour avoir le privilège d’aller la regarder chez un voisin plus fortuné.

Alors commence un long périple à travers l’Afrique pour rejoindre la côte et enfin pouvoir faire la traversée jusqu’en Espagne.

Des canots les attendent, Issa embarque, son oncle sur ses pas mais celui-ci est tiré vers une autre embarcation et c’est désormais seul qu’Issa continuera le voyage vers l’eldorado promis.

Depuis son arrivée en France il y a 6 ans, Issa n’a plus jamais eu de nouvelles de son oncle et il subsiste tant bien que mal dans le pays des droits de l’Homme.

Il a étudié, obtenu un CAP puis un apprentissage. Il était heureux de prendre son indépendance, payer son loyer, faire du foot. Il avait des PAPIERS !

Et il y a un an, il a reçu une OQTF. Un bien mauvais sigle ! Obligation de quitter le territoire français.

Oui, cela n’est pas réservé qu’aux délinquants !

Mais Issa ne peut plus travailler, payer son loyer.  

Je suis très en colère, révoltée mais des histoires comme celle-ci, ça n’arrive qu’aux vivants.

Ceux qui sont arrivés jusque chez nous ne demandent parfois qu’un regard rempli d’humanité.

Sylvie H.

Pendant la séance

  1. Rimes imposées : AA BB ou bien AB AB
    • poker / polaire
    • cannelle / citadelle
  2. 7 mots pour raconter une histoire
    • margarine
    • miel
    • marteau
    • mer
    • mortel
    • moustique
    • manipuler

3. Thème : commencer et finir par la phrase suivante

C’est pas possible, y’a pas d’ambiance ici.

Pour le 19 novembre:

À faire à la maison (au choix)

Ce cadenas, sur la grille, il est toujours là.

Écrire à partir d’une photo

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Le printemps des poètes

Prochainement les textes des participants à l’atelier écriture A bientôt